«Fais moi mal, Johnny !»

Comme Magali Noël dans la chanson, on peut être tenté de pimenter ses ébats d’un grain de SM. Une fessée par-ci, une gifle par-là... Y a pas de mal à ça. Et c’est pas Anthony Kiedis, le chanteur des Red Hot Chili Peppers, qui dira le contraire, lui qui affirme kiffer le plaisir mêlé de souffrance (« I like pleasure spiked with pain ». Certes, après, il part dans un délire sur la musique et l’aviation, mais nul n’est parfait).

Quoi qu’il en soit, y a rien de mal à aimer « l’amour qui fait boum ! ». Le hic ? C’est qu’on risque parfois les dérapages...

Dans la chanson, rappelez-vous, cette chère Magali finit en piteux état :
« Il a remis sa petite chemise /son petit complet ses petits souliers /il a descendu l’escalier /en me laissant une épaule démise ! »
Pour ne pas en arriver là, définissez ensemble au préalable un « safety word », à beugler pour tout arrêter quand ça devient limite. De préférence, avant l’arrivée du SAMU. C’est toujours un peu gênant d’expliquer aux urgentistes la présence d’une carotte dans ses parties charnues, d’un cadavre sur son tapis persan, etc.
Quel mot choisir ? N’importe. Mais tâchez de vous en souvenir au moment crucial…
« Aïeuh arrête, tu m’fais mal !
– Silence, esclave !
– Stop ! Stop ! CHARCUTERIE ! Zut, c’est pas ça ! Euh – SAUCISSON ?
– Rampe, minable !
– Euh ANDOUILLETTE ! Aïe, non, pas les cheveux ! TRIPOUX ??
– Essaie encore… Muwahahaha ! »

Et n’égarez pas la clé du bâillon boule !